Évolution spatio-temporelle de l'occupation du sol en Île-de-France entre 2021 et 2025. À chaque mise à jour les dates antérieures peuvent être modifiées. Cette couche remplace les versions précédentes. La version livrée en février 2026 sera améliorée régulièrement et de nouvelles versions seront disponibles deux fois par an. Le mode d'occupation de l'IPR est entré dans une phase active d'amélioration de sa qualité graphique et de ses usages, dont la première phase consistait à introduire l'ensemble des espaces publics (routes, places, trottoirs, talus) qu'importe leur dimension. Ces travaux vont se poursuivre et l'IPR prévoit de corriger notamment :
- l'identification des espaces verts ;
- les postes d'équipements (éducation, santé, sport) etc. ;
- l'habitat et l'activité avec la possibilité d'introduire la notion de double usage sur ces postes et un calage graphique de ces usages sur le parcellaire.
Version 1
Récapitulatif
Le Mos (Modes d'Occupation du Sol) est un inventaire cartographique informatisé de l'occupation du sol de l'Île-de-France. Actualisé régulièrement depuis sa première édition de 1982, le Mos permet de suivre et d'analyser en détail l'évolution de l'occupation du sol sur l'ensemble du territoire régional. L'Institut Paris Region vient de terminer la mise à jour du MOS 2025.
Le premier inventaire complet de l'occupation du sol en Île-de-France (Modes d'Occupation des Sols : MOS) date de 1982. Depuis cette date, le Mos a été mis à jour dix fois (1987, 1990, 1994, 1999, 2003, 2008, 2012, 2017, 2021 et 2025). Grâce à ces mises à jour très régulières et à sa précision à la fois thématique (la nomenclature de base comporte 79 postes de légende) et géométrique (précision du 1/5000) le Mos permet de visualiser et d'analyser en détail les évolutions de l'occupation du sol régional : extension de l'urbanisation, mutation des tissus urbains, transformation des espaces ruraux... Chaque mise à jour du Mos est établie à partir d'une couverture photographique aérienne ou image satellite complète de l'Île-de-France et de diverses sources d'information complémentaires (fichiers administratifs, informations adressées par les communes, etc.). La mise à jour 2025 a été réalisée directement à l'écran, à partir d'images satellites Pléiade de résolution de 50 m.
Processus de création de la donnée
Le mode d'occupation des sols est le résultat de la photo-interprétation d'orthophotographies numériques ou d'images satellites. Depuis sa création en 1982, la source d'imagerie a évolué passant de l'aérien au satellite mais la méthode de photo-interprétation à l'écran est restée la même depuis 1999 (introduction d'imagerie numérique). Une équipe de photo-interprètes est dédiée au projet du Mos tout au long du chantier. Chaque photo-interprète effectue un balayage visuel systématique de son secteur en comparant la dernière photographie aérienne avec le Mos précédent. La numérisation est pratiquée à l'échelle du 1/5 000, choix d'échelle de 1982, afin de conserver l'homogénéité de la base dans le temps. L'unité minimale de collecte (UMC) est de 500 m². L'objectif est de détecter les véritables changements d'occupation du sol, mais non de redessiner plus finement les zones du Mos. Des réunions sont ensuite organisées pour débattre collectivement des questionnements sur l'interprétation ou la saisie des modifications. Tous les acteurs sont ainsi informés des choix qui sont adoptés et de ce qui les a motivés. Deux contrôles qualité vont se succéder. Le premier est thématique : un expert qualité qui connaît la base Mos vérifie toute la zone à l'échelle du 1/10 000 et effectue des vérifications supplémentaires sur des tirages aléatoires pour des contrôles plus précis. Le second contrôle concerne la structure (topologie) de la base de données : il ne doit pas exister de vide entre deux zones Mos, ni de superposition, afin d'assurer une continuité sur tout le territoire de l'Île-de-France. À la réception des données à l'Institut, les évolutions par thématiques sont contrôlées ainsi que des points aléatoires. Toutes les interrogations des photo-interprètes sont levées grâce à des recherches plus approfondies auprès de chargés d'études, et sur Internet, si nécessaire.
Limite(s) d'utilisation
L'intégration de l'ensemble des espaces publics de 1982 à 2025 s'appuie sur une analyse rétroactive du réseau routier de l'IGN (jusqu'en 1999) et de l'Institut (pour les années antérieures). Cette méthode a permis de reconstituer les évolutions du réseau routier, en assurant une compatibilité géométrique avec le référentiel actuel de l'IGN. À cela les espaces publics attenants ont été dessinés ou modélisés (créations, suppressions, modifications). En fonction des mutations du réseau routier ou du Mos. Les limites cadastrales n'étant disponibles que depuis 2012, des erreurs peuvent être observées pour les millésimes antérieurs. L'IPR envisage de réaliser ces corrections dans les prochains mois. Le décompte de l'espace public dans les millésimes les plus anciens peut donc à la marge est amplifié.